Interview d’Eric Min, le PDG de Zwift

Interview d’Eric Min, le PDG de Zwift

Cet entretien a été traduit de l’anglais à partir de l’interview mise en ligne sur Youtube :  https://www.youtube.com/watch?v=IOzkvS2en28.

L’an dernier lors de notre échange, vous disiez que Zwift était à 2/10 en termes de potentiel, où vous en êtes aujourd’hui ?

Je dirais 3,5. Nous avons fait plusieurs améliorations, les évènements tout d’abord. Les entrainements de groupes (group workout). C’est notre réponse pour faire venir plus de monde, notamment ceux qui utilisent des vélos de fitness (spinning). Mais surtout nous avons fait d’autres choses. Des choses que les gens ne voient pas et qui nous permettront d’étendre la capacité de nos plateformes à monter en charge. Nous avons aussi travaillé sur la dette technique [pour les non informaticiens, une dette technique c’est en quelque sorte un logiciel qui au fil des ans a subi le poids des évolutions mais dont les fondations d’origine ne sont plus adaptées]. Le but est de gérer des cartes plus volumineuses, plus de coureurs simultanément et plus de types de maillots. Cet hiver nous nous attendons à une croissance importante, il faut la gérer.

Parlons chiffres maintenant. Avant tout, connaissez-vous le nom de tous vos employés ?

Je vous mentirai si je vous disais que je connais tout le monde. A chaque fois que je vais à Long Beach (le siège de Zwift est à Long Beach en Californie, Eric, lui, habite à Londres) je dois me présenter et faire connaissance avec les nouvelles têtes.

Combien êtes-vous aujourd’hui ? 120 ?

Nous sommes 140. Et des embauches sont encore prévues.

Revenons sur les chiffres. L’an dernier vous disiez que le nombre d’inscrits était d’environ 180.000. Où en est-on aujourd’hui ? La nation Zwift a-t-elle grandi ?

Aujourd’hui nous avons environ 400.000 comptes Zwift enregistrés. 300.000 sont des clients payants. Mais l’activité de Zwift est très saisonnière. Nous enregistrons beaucoup d’entrées entre Octobre et Mars. Et il n’y a pas tant que cela de sortie. Nous l’estimons à 1 personne sur 7. La plupart revienne. Il faut quitter Zwift pour mieux l’apprécier et revenir. Moi-même il m’est arrivé de me désabonner de NetFlix trois fois mais j’y suis toujours revenu. Maintenant je ne me désabonne plus.

Quelle part des ressources de la société est dédiée à garder les clients existants comparé à la part dédiée à faire venir de nouveaux abonnés ?

Je pense que le produit actuel a pour objectif principal de garder les abonnés existants. Nous avons investi sur la course à pied, nous allons peut-être intégrer l’elliptique. Pour nous la priorité est portée sur les clients existants car ce sont eux qui feront venir de nouveaux abonnés.

L’an dernier vous avez levé des fonds (20M de dollars). Y at-il une autre levée prévue bientôt ? Que pouvez-vous nous dire sur ce point, où vous en êtes ?

Nous allons continuer à investir. C’est d’ailleurs ce qui nous différencie par rapport aux précédents acteurs du secteur. Nous consommons beaucoup de capital. Nous sommes d’ailleurs presque profitables. Nous nous plaçons sur le long terme.

Vous avez éludé la question, y-a-t-il un nouveau tour de table prévu bientôt ?

Oui c’est la nature de notre métier. Notre produit est visible, nous avons prouvé qu’il est sur un marché porteur. Nous ne courons pas après les investisseurs. Ils savent où nous trouver. Nous ne souhaitons pas nous positionner sur un marché de niche. Notre marché est vaste. Tout le monde veut faire du Fitness aujourd’hui. Il faut être en forme. Je pense vraiment que si nous continuons à créer un super produit, les gens voudront faire plus de sport. C’est une belle mission à accomplir.

Vous l’avez dit, c’est un marché très porteur et de nombreux acteurs commencent à s’y intéresser. Cette semaine encore j’ai découvert un nouveau venu : https://www.facebook.com/rideVirtuGO/. On parle aussi de Road Grand Tours (https://www.roadgrandtours.com/) qui a encore des progrès à faire mais qui atteint déjà un bon niveau. On parle aussi des chinois qui savent très bien copier. Zwift a prouvé que le cyclisme pouvait être fun, pourquoi les autres n’y arriveraient pas ?

On sait très bien ce qui se trame aujourd’hui ailleurs mais il y a une grosse différence entre un projet et un business. C’est tellement compliqué de faire marcher une entreprise. Il faut un portefeuille, il faut payer pour avoir des services et c’est beaucoup de travail. Ce n’est pas que nous ne sommes pas concernés mais nous avons tellement de choses à accomplir devant nous. La menace aujourd’hui de  Zwift c’est Zwift lui-même. C’est notre capacité à faire grossir notre réseau et à améliorer l’expérience utilisateur. Notre avantage principal c’est notre communauté. N’importe qui aujourd’hui pourrait développer un logiciel comme Facebook, ce n’est pas compliqué techniquement avec un peu d’argent. En revanche, ce qui est compliqué c’est de gagner la popularité et la communauté d’utilisateur de Facebook. Pourquoi les gens changeraient de réseau social ?

Donc l’existence de Zwift est conditionnée par sa communauté. Mais vous regardez quand même ce que font les autres ?

Bien sûr je suis moi-même un consommateur. J’ai essayé tous ces outils concurrents. Je suis sûr que les utilisateurs de « Grand Tour » (il est repris par l’interviewer) pardon « Road Grand Tour », sont aussi des utilisateurs de Zwift. On verra. C’est un gros marché, il y a de la place pour tout le monde, je leur souhaite de réussir.

Parlons maintenant un peu de la marque Peloton (http://stephanekeulian.com/peloton/). Un succès incroyable. L’idée est de suivre des cours de Spinning avec un coach réel. C’est un marché très féminin. Est-ce que ça vous inquiète ?

Nous ne sommes pas trop concernés par Peloton, c’est un autre business, un autre marché. Une expérience utilisateur différente. Ils ont levé énormément de fonds pour payer leur publicité. Nous ne sommes pas une société pilotée par la pub. Ils payent 2000$ des coachs, l’abonnement est de 39$, vous êtes engagé pour un an. Ce qu’ils font est bien, ils font la promotion du vélo Indoor. Il y en a qui aiment l’expérience utilisateur Peloton et d’autres qui préfèrent celle de Zwift.

Le marché du Fitness est énorme, vous l’avez dit. Est-ce que vous voyez des acteurs tels que Apple, Google, Amazon entrer dans ce marché avec leur gros bulldozer ?

Non. Je ne le pense pas. Ils courent après des choses plus intéressantes pour eux. Ce qui est sûr c’est qu’aucun d’eux ne possède de stratégie fitness. Mais encore une fois, on ne se concentre pas sur eux. Si nous continuons à être concernés uniquement par notre mission nous continuerons à grossir. Ce qui se passera ensuite n’est pas d’actualité aujourd’hui. On verra bien.

Parlons maintenant des circuits. Est-ce que Watopia est gravé dans le marbre ?

Je ne sais pas si on peut dire ça mais en tout cas on a essayé les circuits réels (Richmond), hybrides et totalement fictifs. Watopia est mon préféré. Il y a des gens qui aiment bien Richmond (si si ça existe) et d’autres qui préfèrent Londres. Je pense que nous allons étendre le circuit de Londres, Watopia va continuer de croitre. Richmond est ce qu’il est. Mais vous allez surtout découvrir de nouveaux circuits.

Des circuits totalement différents des circuits actuels ?

Oui. Watopia est un circuit très dense avec de nombreuses routes. Mais cet hiver vous allez avoir encore de nouvelles routes sur Watopia.

Mais c’est une info, désolé mais là je dois insister. Cela intéresse beaucoup de gens. Vous me dites que Watopia va avoir plusieurs expansions au pluriel dès CET hiver. C’est bien ça ?

Oui j’imagine que vous allez avoir plus. Je ne sais pas encore combien de circuits mais vous allez découvrir plus. Il faut laisser la créativité de l’équipe s’exprimer. C’est ce qu’ils aiment, créer de nouveaux univers.

Est-ce qu’on peut espérer au moins une nouvelle route pour cet hiver ?

Oui je l’espère avec la sortie d’un tout nouveau circuit. Les deux sujets sont en cours de développement et bien aboutis.

Ok, et vous pensez qu’on va aussi découvrir ce tout nouveau circuit cet hiver ?

Oui je l’espère. Zwift souhaite emmener les gens vers des endroits où ils n’ont jamais été et où ils n’auront probablement jamais l’occasion d’aller. Tout cela dans le monde réel.

Est-ce que ça signifie que le nouveau circuit sera basé sur un circuit réel qui existe dans notre monde ?

Dans tous les cas ce circuit a besoin de coordonnées GPS. Il doit exister quelque part sur des routes réelles. Par définition je répondrai donc Oui. Nous avons des demandes d’utilisateurs et d’organisateurs d’évènement pour créer un circuit qui serait basée sur une course légendaire. Je ne veux pas complètement éliminer cette option. La manière dont nous allons le faire sera originale, vous verrez.

Est-ce qu’on va enfin pouvoir choisir dans quel circuit rouler ?

Je sais que la communauté demande ce genre de chose. Nous n’aurons pas le choix car la densité des coureurs sur une carte devient problématique. Nous possédons aujourd’hui la technologie permettant de changer de circuit, de passer d’un circuit à l’autre. Jon et son équipe ont testé avec succès cette fonctionnalité l’an dernier.

Mais pourquoi ne pas la proposer ?

Il y a encore un peu de travail et c’est une question de priorité. C’est en priorité élevée mais ce n’est pas la priorité la plus élevée.

On peut l’espérer pour cet hiver ?

Compte tenu de la foule attendue sur les routes virtuelles cet hiver, nous n’aurons pas le choix.

Jon (Mayfield – le concepteur de Zwift) a évoqué sur Facebook, je cite «  la sortie prochaine d’un circuit avec une longue, très longue montée ». Pourquoi feriez-vous ça ? A combien estimez-vous le nombre de personnes intéressées ? 2% 3% ? 5% ?

Je ne pense pas qu’il y aura beaucoup de personnes intéressées.

Mais dans ce cas pourquoi dédier des ressources à ça ?

Parce que c’est une demande pressante de nos utilisateurs. Les gens ne la feront probablement pas  régulièrement mais nous allons expérimenter de nouvelles choses. Jon réfléchit encore sur la gamification de cette montée. Des armes qui permettront par exemple d’atteindre le sommet rapidement.

Prendre un ascenseur ?

Je n’en sais rien mais vous pouvez êtes sûr d’une chose : lorsque nous ferons cette longue montée nous rendrons l’expérience utilisateur vraiment fun.

Avez-vous réfléchit à l’idée de générer des circuits virtuels basés sur des cartes réelles fournies par les utilisateurs ?

Oui on y a pensé. Vous voyez ce genre de choses chez d’autres sociétés. Le problème c’est que vous n’aurez jamais de beaux graphismes. Créer une jolie carte nécessite (malheureusement) beaucoup de travail. Rien ne peut être généré automatiquement et visuellement abouti comme les paysages actuels de Zwift. Donc je ne sais pas. Nous verrons.

Certains utilisateurs souhaiteraient pouvoir rouler avec des coureurs possédant les mêmes capacités physiques. Zwit connait le nombre de W/Kg de chacun, il pourrait proposer une liste de coureurs qui nous correspond.

Oui, ça s’appelle le « matchmaking ». C’est très intéressant. Nous pouvons le faire mais aujourd’hui nous avons d’autres priorités. A titre personnel, j’aime bien cette idée. Je la soutiendrai.

Il parait que vous êtes en discussion avec ASO, l’organisateur du Tour de France. Que pouvez-vous nous dire sur ce point ?

Ce sont des fans de Zwift, ils aiment Zwift, ils l’utilisent. Ils voient Zwift comme un excellent moyen de s’entrainer pour des courses réelles et d’éviter des déplacements couteux et fastidieux. Ils ont aussi des marques telles que l’étape du tour. Nos échanges ont commencé avec quelqu’un de haut placé chez eux, un vrai passionné de Zwift.

Mais qui est cette personne ?

Le CEO. Il voit des opportunités pour promouvoir ses évènements et entrainer le maximum de personnes vers le cyclisme. Nous avons les mêmes objectifs.

Et le triathlon ?

Nous avons presque 20% de nos utilisateurs qui sont triathlètes. C’est un public que nous avons et à qui nous ne proposons rien aujourd’hui. Nous devons créer du contenu Tri pour eux. Ils font 3 sports et nous en proposons 2. Nous sommes en train de monter une équipe qui comprend vraiment le marché du Triathlon, ses codes et ses sportifs pour les fidéliser. Vous allez voir de plus en plus de contenu dédié aux triathlètes sur Zwift.

Et l’elliptique ? Vous en êtes où ?

[Rires]. Nous en avons parlé l’an dernier. La communauté en a parlé. Cela fait déjà presque 2 ans qu’on évoque ce sujet. Le plus tôt sera le mieux.  Mais franchement on a déjà beaucoup à faire avec les autres sujets dont la course à pied. Je dirai que l’année prochaine on verra quelque chose.

Tiens une question originale. Qui fait les voix comme « Ride On » ?

[Rires] Personne de la société en tout cas. C’est entièrement sous-traité par des professionnels. On en a testé plusieurs avant de choisir le bon. Peut-être que dans le futur vous pourrez choisir différentes voix.

Et après le niveau 25 ? Que se passe-t-il ?

On a tout un tas d’équipements (maillots, vélos, …) que nous souhaitons intégrer au jeu. Nous réfléchissons à la manière de monétiser le mieux possible ces équipements. Les objets disponibles, une boutique virtuelle, on voudrait que le coureur ait le choix des équipements en fonction de son niveau. Cet hiver nous allons déverrouiller de nouvelles choses.

Un vélodrome ?

Je ne trouve pas particulièrement intéressant de créer un vélodrome dans Zwift.

Vous savez que la communauté Zwift sait se faire entendre. En ce moment ils râlent beaucoup sur la manière dont Zwift gère le drafting. Quand un groupe en course est important et que chacun tire le groupe vers l’avant, la vitesse augmente de plus en plus annihilant toute volonté de s’échapper. Certains disent que vous avez modifié récemment l’algorithme de drafting. Est-ce vrai ?

Nous ne changeons pas le mode de drafting souvent. D’ailleurs, nous n’y avons pas touché depuis au moins un an. C’est drôle lorsque nous n’effectuons aucun changement dans Zwift comment les gens peuvent être persuadés qu’il y a eu du changement. Toujours est-il que nos équipes sont conscientes de ce problème. En revanche, il faut souligner une chose. Il n’y a pas de mécanisme de freinage dans Zwift, il n’y a pas de collision. On doit gérer d’importants groupes et le drafting devient du coup artificiel. Je pense que le mieux est que la communauté comprenne que le drafting virtuel ne sera jamais celui de la vie réelle. Nous ne pouvons pas calquer le drafting de la vie réelle dans Zwift. On peut évidemment faire mieux mais cela ne sera jamais identique au drafting réel. Techniquement, créer ses algorithmes est un vrai challenge.

Le truc, c’est que Zwift semble tellement réaliste que le gens veulent que ce soit totalement réaliste.

Oui et en même temps c’est très compliqué car cela ne concerne pas que le drafting mais la manière dont les coureurs se déplacent et interagissent entre eux. On pourrait y travailler mais la question est : est-ce plus prioritaire que les autres sujets que nous avons sur le feu. Je ne le pense pas.

Comment voyez-vous les entrainements de groupe se développer ? Le nouveau mode d’entrainement  de groupe a totalement révolutionné l’approche des workout.

[Les entrainements de groupe permettent désormais à des coureurs de ne jamais lâcher le groupe. Les moins forts restent avec les plus forts et font les mêmes exercices avec leurs capacités physiques]

Oui clairement c’est un changement radical dans l’approche de l’entrainement. Les coaches peuvent enfin faire des choses avec leurs athlètes. On doit leur donner plus d’outils. Mais l’idée que je puisse m’entraîner avec un André Greipel, un coureur pro ou un simple coach de manière sociale en restant dans le groupe est très intéressante. Nous pouvons aider les coaches avec des textes prédéfinis par exemple. Cela pourrait être aussi des enregistrements voix.

Et pourquoi pas de la voix en live ?

La voix live est intéressante mais ne permet malheureusement pas de monter en charge lorsqu’on passe par le réseau Internet. Comparé à un cours de Spinning avec de vrais instructeurs où la seule limite est le nombre d’instructeurs. Ici, nous devons gérer un système décentralisé où n’importe qui peut parler. Les entrainements de groupe sont très importants pour nous, nous souhaitons réellement mettre en avant cette utilisation de Zwift. C’est un entrainement structuré, c’est social. Tout est fait pour que ce mode devienne le plus populaire.

Ces derniers temps, plusieurs évènements ont été organisés mettant en scène des coureurs sur des Home Trainer sous la forme d’une course avec une finale. Zwift en a organisé une. Est-ce que cela signifie que désormais vous aimez les courses ? [Eric Min et Jon Mayfield ont, à plusieurs reprises, dit qu’ils n’étaient pas des grands fans des courses sur Zwift] Est-ce que vous allez enfin supporter voire organiser des courses ?

Nous sommes de plus en plus à l’aise avec les courses. C’est loin d’être parfait. Pour que Zwift devienne vraiment un outil ESport il manque une chose importante : l’intelligence du coureur. Aujourd’hui, les courses dans Zwift consistent à appuyer le plus fort sur les pédales pour gagner. Ce n’est pas comme cela que fonctionne les courses dans la vraie vie. Le coureur le plus fort dans la vraie vie ne gagne pas nécessairement.

Vous savez qu’aujourd’hui Zwift n’aide pas du tout la communauté en ce qui concerne les courses. Les évènements, la création des classements et l’anti-dopage sont exclusivement gérés par des personnes externes à la société. Est-ce qu’il ne serait pas possible, à minima, d’aider la communauté à filtrer les tricheurs ? Quand quelqu’un s’inscrit et saisit 80 Kgs et que deux jours après il est à 42 Kgs, Zwift peut le détecter.

Oui, ce que nous pouvons faire c’est donner des outils aux organisateurs d’évènement pour qu’ils fassent eux même la police. Après il faut comprendre que c’est compliqué car tous les tricheurs ne sont pas forcément des ZwiftPower, il y a aussi tout un tas de gens qui ne savent simplement pas calibrer leur home trainer. Il y a évidemment des gens qui trichent consciemment et ceux-là sont généralement signalés par les utilisateurs. Nous souhaitons donner des outils aux organisateurs de courses avec par exemple la possibilité de créer une liste noire. Il faut qu’on en discute en interne mais ce n’est pas une bonne chose d’interdire un service à un client qui paye.

Eric, où en est la voix ? La possibilité de discuter avec un coureur

Nous l’avons mis de côté l’hiver dernier. C’est quelque chose qui va revenir cet hiver. Mais des fois on se pose vraiment la question « est-ce si important ? ». Est-ce que les gens veulent vraiment parler aux autres ?

Il reste des problèmes techniques à résoudre pour sortir cette fonctionnalité ?

Non, ça fonctionne. Il nous reste deux trois choses à régler mais c’est en phase de test. Après, on note quand même que finalement peu de gens utilisent Discord ou TeamSpeak. Dans tous les cas lorsqu’on sortira la voix, il faudra respecter les règles sur la vie privée. Je trouve super l’idée de pouvoir partager avec un coureur une sortie et d’échanger avec lui oralement un moment de convivialité. Mais il faut réfléchir à la manière dont on le fait car certaines personnes ne souhaitent pas se faire importuner. Il y aura un paramètre « Ne jamais parler ou recevoir d’audio ».

Eric, quel est votre FTP, à une époque, elle était de 287 et vous aviez peur, au vu de votre emploi du temps de perdre des Watts ?

Je me suis repris en main depuis l’hiver dernier, la forme est là, j’ai pris un coach et je suis un programme d’entrainement. Avec 5 heures d’entrainement par semaine, j’arrive à être raisonnablement performant, rouler avec mes collègues et faire des sorties de plus de 150 Kms.

Merci Eric.

Traduit par Sami Jaber


Sami

Sami JABER est le créateur de Zwift France et Zwifteur lui même dans l'équipe de France. Il anime à ses heures perdues de manière bénévole la communauté Zwift France.

1 COMMENT
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    […] oui, le succès de Zwift est absolument phénoménal (voir les chiffres de novembre 2017), et à mon avis, les développeurs vont encore nous faire de belles surprises pour les prochaines […]

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